Recherche  
  d'efficacité  
  La conjuration  
  du négatif  
  Le bon ratio  

De la transparence à la place des secrets

Le propos de la pensée positive 2.0 n'est pas de s'opposer à la loi d'attraction, mais de la réformer en vue d'une meilleure efficacité. Les résultats de recherches scientifiques sur lesquels celle-ci s'appuie montrent en effet que la méfiance superstitieuse envers le négatif, voire son déni, réduit considérablement l'efficactié des outils classiques de pensée positive. Une adhésion par trop candide à un concept tel que la loi d'attraction peut donc s'avérer contre-productif.

Pour la pensée positive 2.0, il est beaucoup plus question d'efficacité que d'idéologie ou de croyances...

Recherche d'efficacité

Ce n'est pas parce que l'on nomme quelque chose que cela en fait une réalité pour autant ! Affirmer que les pensées agissent comme des aimants, qu'elles sont capables d'attirer à elles ce qui leur correspond, et baptiser le tout sous l'appellation d'une loi...
Les personnes qui pratiquent la pensée positive se rendent bien compte que des changements surviennent dans leur vie. La tentation est grande d'attribuer ces changements à la seule manière de penser. Mais à y regarder de près, on constate que l'attitude entière à changé. Ainsi, plutôt que de privilégier une explication métaphorique, quitte à tourner le dos à la communauté scientifique, il est possible d'analyser précisément ce qui change lorsqu'on pratique la pensée positive, c'est-à-dire en déterminer les principes actifs avec exactitude.

L'ésotérisme qui prévaut dans certains textes de pensée positive est certes séduisant. On aimerait croire à ces pouvoirs extraordinaires du mental. On se raccroche aux témoignages des personnes dont la vie a changé grâce à leur nouvelle façon de penser...

La pensée positive 2.0, plutôt que de surfer sur la vague des secrets dévoilés (qui se vendent par ailleurs très bien dans les librairies), préfèrent s'arrimer solidement au train de la science. Certes plus lourd, plus lent, plus prudent, mais tellement plus sûr ! On y monte sans acte de foi préalable, on y retrouve des passagers avec lesquels on peut s'entretenir sans prérequis... En toute transparence.

Cette transparence n'est pas seulement un choix "philosophique". C'est surtout la garantie d'avancer en terrain balisé, et donc de pouvoir réaliser de véritables progrès : en écartant les hypothèses non validées, on en vient à cerner de plus en plus précisément les mécanismes à l'oeuvre et à pouvoir les exploiter.

La pensée positive 2.0 propose des outils dont l'efficacité a été dûment validée, dont celui du contraste mental. Cette découverte est un véritable coup de tonnerre dans le domaine de la pensée positive : elle montre clairement et sans ambiguïté que le "négatif" n'attire pas le négatif. Les visualisations qui incorporent les obstacles probables sur le chemin de la réalisation des désirs en démultiplient les effets.

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La conjuration du négatif

La métaphore de l'aimant et de la loi d'attraction, toute séduisante qu'elle paraisse, n'en demeure pas moins problématique : elle donne paradoxalement au 'négatif' une importance qu'il n'a pas. En effet, si les pensées attirent ce qui leur correspond, les soucis et autres pensées négatives vont se manifester dans la vie par des événements négatifs : problèmes, maladies, accidents, etc.

On en arrive vite à la conclusion, avec pareille prémisse, qu'il faut éviter à tout prix les pensées négatives, les conjurer impitoyablement. On pourrait parler de superstition : certaines personnes montrent des comportements typiques de superstition avec les pensées négatives, comme on pourrait en avoir vis-à-vis d'autres porte-malheur : vendredi 13, chat noir, etc.

L'analyse scientifique permet de contrecarrer les superstitions en les mettant à l'épreuve. C'est pour cette raison qu'elle ne se contente pas de témoignages, aussi inspirants soient-ils. Car les témoignages ne tiennent généralement pas compte des faux positifs et des faux négatifs.

La personne qui adopte la pensée positive et qui voit ses désirs se réaliser a naturellement tendance à attribuer les changements survenus à la loi d'attraction ou aux pouvoirs de son subconscient. Elle écarte d'autres facteurs, tels que :

  • changement d'attitude et de comportement
  • actions concrètes de sa part
  • circonstances favorables
  • etc.
Par exemple, celui qui trouve l'amour après avoir appliqué des visualisations créatrices a tendance à négliger ses propres comportements : il a accepté des invitations chez ses amis et ainsi rencontré d'autres gens, osé adresser la personne à des inconnus, persévéré malgré des essais infructueux, fait des efforts de présentation, etc. Penser positivement a entraîné des changements concrets qui ont contribué à réaliser son désir. De là à conclure que c'est la seule force de sa pensée qui a agi...

Pour avoir une vision plus claire, il faut donc aussi tenir compte des faux positifs et des faux négatifs : des événements heureux qui se produisent alors même que les pensées étaient négatives et une absence d'événements heureux malgré la présence de pensées positives.

Les psychologues ont appelé biais de confirmation cette tendance de notre esprit à ne retenir que certains faits, ceux qui valident nos croyances, au détriment d'autres.
Le biais de confirmation

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Le bon ratio

Des chercheurs indépendants, oeuvrant dans des domaines totalement différents, sont arrivés chacun de leur côté à une conclusion similaire : ce n'est pas la présence de négatif qui importe, mais sa proportion par rapport au positif.

                 
Martial Losada (Univerité de Michigan) s'est intéressé au monde professionnel et voulait savoir ce qui différencie les équipes qui fonctionnent bien et s'épanouissent par rapport à celles qui n'obtiennent pas de bons résultats et n'ont pas de plaisir à travailler ensemble. Résultat : là où il existe 3 x plus d'interactions positives que de négatives, le bien-être est au rendez-vous !

John Gottman (Univeristé de Washington) s'est passionné pour la question du bonheur conjugal et a identifié le facteur qui permet de différencier les couples heureux des autres : lorsqu'il y a 5 x plus de paroles positives (compliments, félicitations, etc.) que de négatives (critiques, ironie, marques de mépris, etc.)

Robert Schwartz (Université de Pittsburgh School of Medicine) a essaié de comprendre comment certains patients se sortent de la dépression alors que d'autres y stagnent : lorsqu'il y a 2,3 x plus d'affects positifs que de négatifs, l'individu renoue avec la santé mentale.

La mise en commun de ces travaux permet d'affirmer avec certitude que ce n'est pas la présence du négatif qui pose problème et entraîne des conséquences fâcheuses (insatisfaction professionnelle, problèmes conjugaux, dépression) mais sa fréquence trop importante. Tant que l'on respecte le ratio de 3 éléments positifs pour un négatif, l'effet de ce dernier est contenu et compensé.


L'équation de
la satisfaction

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